Pop’Sciences répond à tous ceux qui ont soif de savoirs, de rencontres, d’expériences en lien avec les sciences.

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Parlez-nous de… Les voix du temps

PParlez-nous de… Les voix du temps

Comment mesure-t-on le temps ? Et comment faire dialoguer des manières différentes de le penser et de le compter ?

Depuis le XIXe siècle, les mesures du temps ont connu des processus croissants d’uniformisation et de standardisation, qui ont fini par occulter la pluralité du temps et de ses comptages ayant longtemps prévalu. Les réflexions sur cette pluralité temporelle, et sa « traduction » grâce, par exemple, à l’élaboration de tableaux de correspondance entre calendriers, étaient largement pratiquées depuis l’époque médiévale, notamment dans l’espace musulman. À l’époque moderne, dans le contexte de la première mondialisation et des expansions impériales entrainées par les voyages marins au long cours, les temporalités n’ont fait que se multiplier, posant de nouveaux défis pour parvenir à en faire l’inventaire, trouver les correspondances, les faire coexister autant que possible.

À partir de deux ouvrages récents, Leonardo Ariel Carrió Cataldi, chargé de recherche, et Sylvia Chiffoleau, directrice de recherche, du laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes – LARHRA -, croiseront leurs regards sur ces questions, de part et d’autre de la Méditerranée et au-delà.

Animée par : Salomé Deboos, professeure en anthropologie sociale et culturelle.

Pour en savoir plus :

Bibliothèque Diderot

The Histomap. Four Thousand Years Of World History, 1931. Cop. David Rumsey Map Collection, David Rumsey Map Center, Stanford Libraries

Alimentation et cancer : mythes et réalités

AAlimentation et cancer : mythes et réalités

Notre alimentation peut-elle vraiment influencer le risque de cancer ? Entre messages contradictoires, idées reçues et conseils parfois anxiogènes, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver.

Cette intervention propose un temps d’échange accessible et interactif autour des liens entre alimentation et cancer, et sera portée par une chercheuse et une diététicienne du Centre Léon Bérard, avec le soutien du Réseau NACRe (Nutrition Activité physique Cancer Recherche).

À partir de connaissances scientifiques actuelles, elle vise à mieux comprendre ce que l’on sait réellement (et ce que l’on ne sait pas) et à répondre aux questions fréquemment posées par le public.

Les rôles possibles de l’alimentation dans la prévention de la maladie seront abordés, afin d’apporter des repères clairs et nuancés pour le quotidien.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site :

BM PART-DIEU

 

Les Échappées inattendues : Au cœur du vivant, entre ordre et désordre | Conférence immersive

LLes Échappées inattendues : Au cœur du vivant, entre ordre et désordre | Conférence immersive

Les Échappées inattendues du CNRS s’exportent à Saint-Étienne et investissent le Planétarium !

Chaque jour, des milliards de cellules naissent, se divisent et disparaissent selon un rythme précis. Mais parfois, cet équilibre se rompt : certaines cellules échappent aux règles, se multiplient sans fin et bouleversent l’harmonie du vivant. C’est ainsi que peut naître le cancer… Partez à la découverte des mécanismes invisibles qui préservent l’ordre du vivant et de ce qui se produit lorsque ce fragile système se dérègle. Une invitation à comprendre comment la recherche explore, décrypte et combat le dérèglement de nos cellules.

Intervenant :

Cette rencontre est organisée dans le cadre de la Fête de la Science par le CNRS et le Planétarium de Saint-Étienne, en collaboration avec RSA cosmos, avec le soutien de la Région Auvergne Rhône-Alpes et de l’Agence national de la recherche (ANR).

L’univers visuel a été réalisé par l’artiste Alex Bourgeois, l’ambiance sonore créée par le compositeur Gahel.

>> Suivez et partagez l’événement #ÉchappéesInattendues

>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : 

Les Échappées inattendues

Les Échappées inattendues x Collège Graphique, un festival entre sciences et BD #2

LLes Échappées inattendues x Collège Graphique, un festival entre sciences et BD #2

© Alex BOURGEOIS | Céline VARVENNE | Pierre-Antoine GESLIN | MATEIS – CNRS Images

Et si on (re)tentait un cocktail sciences + BD ?

Les Échappées inattendues – la science racontée par le CNRS – reviennent à Lyon les 20, 21 et 22 novembre 2026. Le temps d’un week-end, le CNRS investit la salle municipale Paul Garcin et le Collège Truffaut, lieu de vie créatif dédié à la bande dessinée, en plein cœur des Pentes de la Croix-Rousse (Lyon 1er) et propose pour le bonheur de toutes et tous des invitations à l’exploration, à la découverte à travers la rencontre et le partage avec des scientifiques et des bédéistes.

Organisées en partenariat avec :  la Ville de Lyon, l’Épicerie Séquentielle, Lyon BD Festival, l’Université Lumière Lyon 2, The People Lyon, l’Inserm et la librairie Carbone.

Le festival et les recherches ont été financés en tout ou partie par l’Agence national de la recherche (ANR).

 

PROGRAMME à FEUILLETER EN LIGNE : ICI

>> 4 formats pour combler la curiosité de toutes et tous :

  • Conférence immersive | Une plongée sensorielle au cœur de la recherche scientifique…

Installez-vous confortablement sur un coussin et laissez-vous transporter par les images. Une expérience unique en immersion, hors du temps et de l’espace, avec pour seul repère la voix du scientifique qui vous servira de guide dans ces espaces de recherche inaccessibles. (Durée 1h)

© Vincent Noclin

  • Micro-conférence | Un thème, trois éclairages

Un rendez-vous, trois mini-conférences de 10 minutes, trois points de vue apportent des éclairages complémentaires sur une même thématique tout en croisant les regards de chercheuses et chercheurs issus de différents domaines. (Durée 1h)

© Vincent Noclin

  • Conférences hors-champs | Un film, un débat

La lumière revient déjà, le film est terminé mais la séance ne fait que commencer. Participez, lors de la projection, à un échange avec des scientifiques pour revenir sur les thématiques abordées ou des éléments qui nécessitent un éclairage approfondi. L’occasion de découvrir le monde la recherche à travers le prisme de l’imaginaire.

© Musée des Confluences – Philippe Somnolet

  • Off Échappées | Les sciences autrement

Pas de ligne directrice dans cet espace, vous découvrirez la recherche scientifique au gré de l’imagination des organisateurs et organisatrices. Parfois lieu de rencontres ou d’expérimentation, il peut tout aussi bien proposer des podcasts à écouter sur un transat, des expositions, des rencontres avec des artistes.

© Vincent Noclin

>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le page du site : 

Les échappées inattendues

L’ensemble des rencontres seront disponibles sur la chaîne YouTube du CNRS. Abonnez-vous !

© Alex BOURGEOIS | Céline VARVENNE | Pierre-Antoine GESLIN | MATEIS – CNRS Images

Contre le tout-béton, la piste des matériaux géo et biosourcés pour les autoroutes

CContre le tout-béton, la piste des matériaux géo et biosourcés pour les autoroutes

Le béton façonne encore l’immense majorité des infrastructures routières françaises, malgré son lourd impact climatique. À l’INSA Lyon, la doctorante Laura Panichi explore une autre voie : une mousse minérale à base de terre et de chanvre capable d’absorber le bruit des autoroutes tout en réduisant fortement les émissions de CO₂. À travers ces nouveaux matériaux, la transition écologique interroge aussi un modèle de construction longtemps dominé par le tout-béton.

Le long des autoroutes françaises, des kilomètres de murs anti-bruit protègent les riverains du vacarme des moteurs. Chaque année, près de 100 000 m² d’écrans acoustiques sont installés dans le pays. Un marché dominé par le béton et le béton de bois, un matériau qui conserve malgré tout une forte proportion de ciment, l’un des composants industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre.

« Le ciment n’est pas écologique du tout », résume Laura Panichi, doctorante à l’INSA Lyon. « L’idée, c’est de développer un matériau qui reste performant acoustiquement mais qui soit plus écologique que le béton de bois. »

Gamification des sciences | Masterclasse

GGamification des sciences | Masterclasse

Et si jouer permettait aussi de mieux comprendre la science ?

Jeux vidéo, escape games, jeux de société, ateliers interactifs… sont autant d’outils qui permettent d’apprendre autrement, en expérimentant et en utilisant des concepts ludiques.

Mais comment concevoir un jeu qui soit à la fois amusant et scientifiquement pertinent ? Quels sont les apports du jeu pour la médiation scientifique ? Et que nous apprennent les sciences sur les pratiques ludiques ? Les étudiantes et étudiants du Master 2 Information et Médiation Scientifique et Technique de Lyon 1 Université vous invitent à leur masterclasse autour d’un village des sciences et d’une table ronde  “Quand la science se joue… et que le jeu s’étudie”.

AAu programme :

De 10h à 18h : Village des sciences et animations, ateliers et découvertes autour de la gamification des sciences.

  • Stand EbulliScience (de 10h à 18h)
  • Freed by Mesopotamian Symbols (jeu vidéo issu de la Scientific Game Jam 2026, de 13h30 à 15h30)
  • Splice and Furious (jeu vidéo issu de la Scientific Game Jam 2026, de 13h30 à 15h30)

À 15h30 : Table ronde avec des scientifiques et des professionnel·les du jeu et de la médiation scientifique. Venez les rencontrer et échanger autour des liens entre sciences et jeux : Comment le jeu est-il utilisé en science ? Peut-on rendre la science ludique ? Quelles sont les limites de la gamification des sciences ? 

Les intervenant·es :

  • Samantha Dizier, journaliste scientifique et rédactrice en cheffe du à Pop’Sciences Mag
  • Hugo Bert, doctorant en paléontologie et gagnant 2025 de la Scientific Game Jam de Lyon
  • Solenne Marty, 3D game artist et cheffe de projet événementiel, co-représentante de l’association La Science Entre En Jeu
  • Eliot Hegelbacher, étudiant en Master 2 de Management du Jeu et des Pratiques Ludiques

>> Pour en savoir plus, rendez-vous sur le compte LinkedIn du master : 

Master IMST EISO

© Master IMST

Molécules en bulles | BD

MMolécules en bulles | BD

Comment repérer rapidement une bactérie ou un virus ?

Des scientifiques de l’Institut lumière matière ont développé une nouvelle méthode pour identifier plus vite les microbes responsables d’infections, à partir de très petites quantités de sang ou de salive. L’objectif est d’obtenir un diagnostic rapide, précis et le moins invasif possible pour les patients. La technologie utilisée permet de mesurer des particules biologiques très petites, puis de les analyser en détail, parfois même en les fragmentant pour mieux les reconnaître. À terme, cette approche pourrait aider les hôpitaux à détecter plus tôt certaines infections et à identifier de nouveaux virus plus efficacement.

Ces planches ont été conçues par Jacob Durand et Mathieu Rebière de L’Épicerie Séquentielle avec l’appui de Lilou Duplantier, doctorante et Tessa Reinert, post-doctorante en chimie et le soutien de Rodolphe Antoine, physicien à l’Institut lumière matière (ILM, CNRS | Université Claude Bernard Lyon 1).

>> L’intégralité des planches sont disponibles sur le blog :

Sciences, un métier de femmes | BD

SSciences, un métier de femmes | BD

Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de la journée Sciences, un métier de femmes organisée par Isabelle Vauglin et Audrey Mazur, qui, chaque année depuis 2017, rassemble près de 500 lycéennes de l’Académie de Lyon pour les convaincre d’avoir confiance en leurs capacités de réussir.

La désaffection des jeunes filles pour les filières scientifiques est préoccupante. Les jeunes filles ont du mal à se projeter dans les métiers techniques et scientifiques et à envisager de faire les études pour y parvenir parce qu’elles manquent de figures féminines de référence et parce que les idées reçues ont la vie dure. Cette journée de mars a pour vocation de faire tomber ces préjugés…

Lors de ces journées, spécifiquement destinées aux lycéennes de l’académie et leurs enseignant(e)s, celles-ci ont pu rencontrer des jeunes femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, et discuter librement avec elles. Afin de mieux comprendre les enjeux de la place des femmes dans les sciences et de mieux décrypter les stéréotypes de genre, les lycéennes ont également pu assister aux interventions des organisatrices et de la sociologue Clémence Perronnet.

Depuis plusieurs années, les organisatrices proposent également, pour compléter la matinée, des visites de laboratoire ou du musée des Confluences, l’après-midi.

Depuis 2017 ans, à l’occasion de ces rencontres, une bande dessinée a été réalisée : en 2017 par Ben Lebègue, puis en 2018 par Leah Touitou, illustratrice et scénariste jeunesse, accompagnée par Anjale, auteure, illustratrice et dessinatrice de  BD, en 2025.

Journées organisées par l’association Femmes & Sciences, le LabEx ASLAN, le laboratoire ICAR, le CRAL.

> Cliquez sur l’image pour la découvrir la BD 2026 :

VVoir les BD des années précédentes :

BD 2017

BD 2018

BD 2019

 BD 2020

BD 2021

BD 2022

BD 2023

BD 2024

BD 2025

 

 

 

 

 

 

Anthony Galluzzo : Lire le monde pour mieux en dévoiler les coulisses | Visages de la science

AAnthony Galluzzo : Lire le monde pour mieux en dévoiler les coulisses | Visages de la science

Découvrez le portrait d’Anthony Galluzzo, professeur des Universités et chercheur à Coactis. Passionné d’histoire, sociologie et anthropologie, ce chercheur en sciences de gestion est l’auteur de plusieurs ouvrages qui interrogent la société marchande et son imaginaire comme le Manuel du Mangement Décomplexé.

D’un milieu ouvrier à la recherche

Anthony Galluzzo n’était pas destiné à devenir chercheur. Originaire de la banlieue de Lens, il grandit dans une famille de mineurs et d’ouvriers. Son père, tôlier chez Renault, valorise l’excellence technique et le travail bien fait. À la maison, beaucoup de livres de mécanique, des encyclopédies… « Mon père m’a transmis un respect et une fascination pour la connaissance », confie-t-il.

Premier de sa famille à faire des études, Anthony tâtonne, hésite, change de voie. Il commence par un DEUG d’histoire à Arras, s’oriente ensuite vers les sciences de l’information à Lille puis à Tours et envisage un temps de devenir bibliothécaire. La culture l’attire, mais il ne se sent pas très stimulé par ses stages.

Il décide finalement de s’orienter vers le Master Management International de l’IAE de Toulouse. Les stages en entreprise achèvent alors de le détourner du secteur privé. « Je ne supportais pas de travailler sous l’autorité d’un chef, à effectuer des tâches aliénantes qui n’avaient d’autre finalité que d’enrichir un patron » explique-t-il.

La découverte de la recherche : démocratie et liberté

C’est lors de sa première année de Master à Toulouse qu’Anthony va faire deux rencontres qui vont être déterminantes dans son parcours. Ludovic Cailluet (chercheur en histoire de la gestion) et Audrey Rouziès (chercheuse en stratégie), deux de ses professeurs, parlent souvent de leur recherche durant leurs cours. Anthony entrevoit alors ce qui sera son futur métier ; « Être payé pour lire, écrire, produire de la connaissance ? Je n’avais pas vraiment conscience avant de les rencontrer qu’un tel métier pouvait exister » confie-t-il.

La recherche devient une évidence. Non seulement pour l’activité intellectuelle qu’elle suppose, mais aussi pour les valeurs qu’elle porte : une certaine idée de la démocratie, de la liberté et du service public. « On élit nos responsables, on choisit sur quoi on travaille et avec qui, et notre travail ne sert pas à enrichir quelqu’un : il produit des connaissances accessibles à tous et sert à la formation intellectuelle de nos étudiants. » explique-t-il.

Il pense un temps à faire une thèse en sociologie mais, à Toulouse, une seule allocation de recherche était proposée pour 25 candidats contrairement aux sciences de gestion pour lesquelles le ratio était nettement plus avantageux. Décidé à devenir Maître de Conférences, il s’engage dans une thèse en marketing. Un choix stratégique donc mais également risqué car son sujet s’intègre dans un courant minoritaire : la Consumer Culture Theory, qui mobilise sociologie, anthropologie et histoire pour comprendre les phénomènes de consommation.

Comprendre la société à travers ses imaginaires

Il débute donc en 2010 une thèse sur les fans de stars musicales. Pendant plusieurs années, Anthony mène une véritable enquête de terrain : il campe devant les stades, observe, enregistre, discute avec les fans. Il découvre alors que la célébrité ne se construit pas uniquement du côté des artistes, mais aussi du côté de ceux qui les admirent ; « On avait parfois l’impression que les fans consommaient davantage des histoires que de la musique ». Et cette intuition devient centrale dans son travail : la consommation n’est pas seulement matérielle, elle est aussi imaginaire. Ce sont des récits, des symboles, des fantasmes qui donnent sens aux objets et aux figures que nous suivons.

C’est cette réflexion qui le conduira ensuite à travailler les imaginaires marchands dans le cadre de son Habilitation à Diriger des Recherches en 2022 ou bien sur son ouvrage le mythe de l’entrepreneur l’année d’après. Pour comprendre ces figures contemporaines, Anthony revendique une méthode : toujours replacer les phénomènes dans le temps long.

Histoire, sociologie et regard critique

En 2014, sa thèse soutenue, Anthony choisit de rejoindre Coactis car le premier contact avec des membres du laboratoire lui laisse entrevoir des personnes chaleureuses et bienveillantes. Il y découvre effectivement un environnement qui lui correspond : collaboratif, convivial, sans hiérarchie pesante.

Pour Anthony Galluzzo, impossible de penser le présent sans croiser les disciplines. Il associe la capacité critique de la sociologie à la profondeur temporelle de l’histoire. Dans La Fabrique du consommateur, il explique notamment que la multiplication des images et le marketing d’influence ne sont pas des ruptures soudaines, mais l’aboutissement de processus anciens. « Les influenceurs d’aujourd’hui ne sont pas très loin des présentateurs du téléshopping de nos grands-mères » dit-il amusé.

Cette posture critique irrigue aussi son dernier ouvrage, à paraître chez La Découverte : Manuel de management décomplexé. Écrit dans un style volontairement provocateur, le livre adopte le point de vue d’un consultant cynique pour dévoiler ce que les sciences de gestion passent souvent sous silence : les techniques de surexploitation du travail ouvrier, essentielles aux stratégies de réduction des coûts.
« Dans les cours de stratégie, on parle souvent de choses assez subtiles comme l’optimisation des flux logistiques mais on omet d’expliquer en quoi les entreprises qui dominent par les coûts font souvent leurs profits en surexploitant des travailleurs. Dans un monde où l’on s’imagine que tout est automatisé, on ignore qu’il n’y a jamais eu autant d’ouvriers qu’aujourd’hui. Nos objets électroniques, nos vêtements, nécessitent le travail de millions d’ouvriers pour être produits » explique-t-il.

Anthony Galluzzo mène une activité de recherche tout en développant un travail d’écriture. Dès sa thèse, il sait qu’il souhaite publier des ouvrages. Lecteur insatiable, amateur de cinéma documentaire, il puise son énergie intellectuelle dans l’exploration de sujets encore inconnus pour lui. « S’intéresser à ce qui existe ailleurs et à ce qui s’est fait par le passé permet de remettre en question ce que l’on a tendance à considérer comme naturel et évident » confie-t-il.

Depuis la banlieue de Lens jusqu’aux amphithéâtres universitaires, les livres n’ont jamais quitté Anthony Galluzzo. Ils sont devenus son moyen de comprendre le monde, mais aussi de le mettre à distance, une manière de ne pas subir le présent et de garder ouverte la possibilité de le penser autrement.

>> Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’Unité de Recherche Coactis : 

Coactis

 

Foire des Sciences et Technologies à l’INSA LYon

FFoire des Sciences et Technologies à l’INSA LYon

Vélos-sorbetières, mini-potagers connectés, détecteur d’intrusion saline… Le 19 juin prochain, l’INSA Lyon proposera une nouvelle édition de sa Foire des sciences et technologies qui mettra une nouvelle fois à l’honneur le fruit du travail des élèves-ingénieurs de deuxième année dans le cadre du Parcours Pluridisciplinaires d’Initiation à l’Ingénierie. Un événement devenu le symbole d’une pédagogie où le « faire » est roi. 

La Foire donne l’occasion aux étudiants de clôturer l’année pédagogique en exposant leurs prototypes conçus en équipe durant ce dernier semestre. Elle leur permettra d’exposer les différents résultats des projets avec un accueil, par les étudiants, sur chaque stand présentant les produits et études réalisés. La présenation des projets sera synthétisée sur des posters. Ces travaux seront directement évalués par tous les visiteurs (personnels, étudiants, grand public…).

> Au programme :

> Où ?

Pelouse entre les bâtiments Louis Néel et Maryam Mirzakhani – INSA Lyon – Avenue Jean Capelle sur la Campus LyonTech-la Doua à Villeurbanne

La Foire des Sciences et Technologies est organisée en collaboration avec l’équipe de l’entreprenariat INSA avec le programme « Odyssée des Idées ».

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