FFilles et femmes en sciences : réfléchir ensemble à nos postures | Un dossier Pop’Sciences À l’occasion du séminaire Pop’Sciences du 28 novembre 2025*, la communauté des acteurs de la culture scientifique et technique s’est réunie pour une matinée autour de « Filles et femmes en sciences : réfléchir à nos postures ».L’idée des échanges de cette matinée était de montrer les différentes actions qui sont menées, et qui pourront être menées, au sein de différentes structures de recherche, d’enseignements du territoire, et dans la vie quotidienne, d’identifier les postures que nous devons et pouvons adopter, comment ne pas être contre-productifs et, au final, comment faire pour œuvrer ensemble, sans stigmatiser.Les échanges riches et fournis ont donné lieu à deux articles : un premier article a été rédigé à partir de la conférence d’introduction d’Isabelle Vauglin qui a exposé un état des lieux de la place des filles et des femmes en science ; un second article synthétise les interventions et discussions de la table ronde où intervenaient Christine Berton, Vilaine Dutrop, Florence Françon, Audrey Mazur et Aurélie Olivesi.Intervenantes au séminaire du 28 novembre 2025 :> Isabelle Vauglin, astrophysicienne au CRAL – Centre de recherche astrophysique de Lyon (CNRS – Lyon 1 – ENS de Lyon) – vice-présidente de l’association Femmes & Sciences. Elle est à l’origine de l’événement « Sciences, un métier de femmes » qu’elle organise chaque année depuis 2017 avec Audrey Mazur du LabEx ASLAN et le soutien de l’ENS de Lyon.> Audrey Mazur, ingénieure de recherche – Laboratoire d’Excellence ASLAN – Laboratoire ICAR (UMR5191, CNRS, Université Lumière Lyon 2 et ENS de Lyon) | Coordinatrice du WP Science with and for Society du LabEx ASLAN – Responsable de l’équipe Interactions, Cognitions (ICAR) | Correspondance Égalité CNRS – Correspondante Valorisation du Laboratoire ICAR | Co-organisatrice de la journée Sciences, un métier de femmes> Christine Berton, chargée de projets science et société – CCSTI La Rotonde – École Nationale Supérieure des Mines de Saint-Étienne – Encadre le dispositif Sciences en tous genres> Florence Françon, chargée de mission Égalité et non-discrimination à l’ENS de Lyon.> Aurélie Olivesi, maîtresse de conférences HDR Université Claude Bernard Lyon 1 – Équipe de recherche de Lyon en sciences de l’information et de la communication ELICO | Référente pour la Mission égalité Université Lyon 1> Violaine Dutrop, autrice/essayiste, spécialiste genre et éducation, présidente-fondatrice de l’Institut EgaliGoneLLes articles du dossier#1 – Femmes scientifiques : passer à la vitesse supérieure ! – rédigé par Anne Guinot, co-rédactrice en chef du Pop’Sciences MagAu-delà des déclarations d’intention, la place des femmes dans les carrières scientifiques demeure trop timide en France, particulièrement pour les sciences dites dures. Selon l’astrophysicienne Isabelle Vauglin, Vice-présidente de l’association « Femmes & Sciences », les causes sont ancrées dans la mémoire collective. Lire l’article #1 #2 – Filles et science : comment les accompagner ? – rédigé par Samantha Dizier – co-rédactrice en chef du Pop’Sciences MagDepuis une dizaine d’années, on peut observer une forte diminution de la proportion de filles dans les études scientifiques au fur et à mesure de leur avancée dans la scolarité. Comment inverser cette tendance ? Cinq expertes de la médiation scientifique et du monde universitaire ont échangé sur le rôle et la posture de la médiation face à cet enjeu de société. Découvrez la restitution de cette table-ronde.LIRE L’ARTICLE #2 * Matinée séminaire organisée par Pop’Sciences – Université de Lyon, en partenariat avec les organisatrices de « Sciences, un métier de femmes » Isabelle Vauglin (CRAL) et Audrey Mazur (LabEx ASLAN – Laboratoire ICAR), et l’association Femmes & Sciences.Photos : Vincent Noclin
FFemmes scientifiques : passer à la vitesse supérieure ! | #1 – Dossier Pop’Sciences : Filles et femmes en sciences : réfléchir ensemble à nos postures Au-delà des déclarations d’intention, la place des femmes dans les carrières scientifiques demeure trop timide en France, particulièrement pour les sciences dites dures[1]. Selon l’astrophysicienne Isabelle Vauglin, Vice-présidente de l’association « Femmes & Sciences », les causes sont ancrées dans la mémoire collective. Lors du séminaire Pop’Sciences du 28 novembre 2025, la chercheuse a dressé un état des lieux vigilant et plaidé pour une science qui ne peut se faire sans les femmes. Quelle est la présence des femmes dans les carrières scientifiques ? Si l’on consulte le bilan social 2023 du CNRS, celui-ci affiche une quasi-parité avec une proportion de 44 % de femmes. Mais, le diable est dans les détails… Car, quand on regarde de plus près, on constate que la répartition des femmes dans les différents métiers est loin d’être homogène : les sciences dures accueillent seulement 10,5 à 20% de femmes en physique, informatique, nanotechnologie, électronique, mécanique, matériaux, maths parmi les chercheurs. Et l’on n’entrevoit pas d’évolution possible dans les années à venir. À l’inverse, les sciences humaines et sociales sont investies par une large majorité de femmes (64 à 72 % en anthropologie, sciences du langage, gestion de la recherche). Or, comme Isabelle Vauglin le rappelle : « Pour être efficace et productive, la science a besoin d’être mixte et non pas genrée ». La comparaison avec nos voisins européens n’est pas plus réjouissante. Le Gender Scan étudiants[2] fait apparaître en Europe, pour la période 2013-2020, une progression globale des femmes diplômées de 19 % dans les STIM (Sciences, Technologies, Ingénierie, Mathématiques). Alors que la France affiche, sur la même période, un recul de 6 %…« Les cerveaux roses et les cerveaux bleus, ça n’existe pas »Plus préoccupant, on observe un phénomène survenu après la réforme du lycée de 2018, qui a introduit un choix de spécialités. Dès 2020, la proportion de filles a chuté : « Aujourd’hui, en moyenne, en terminale, il y a une fille par lycée en spécialité Numérique et sciences informatiques ! Il faut qu’elle ait les reins vraiment solides pour tenir dans une classe exclusivement de garçons ! », observe la chercheuse.Résultat : la moitié des filles qui sortent du lycée n’a plus de formation scientifique depuis la classe de Première. Isabelle Vauglin rappelle pourtant : « Il n’y a aucune différence cognitive entre les cerveaux des hommes et le cerveau des femmes, les cerveaux roses et les cerveaux bleus, ça n’existe pas. La bosse des maths est un mythe qui est faux ! ».Alors, pourquoi les filles, qui réussissent mieux que les garçons en général (leur pourcentage de titulaires d’un bac est 11 % plus élevé que les garçons), se détournent-elles, dès la Première et après le bac, des options et des filières STIM ? Non, ce n’est pas la faute d’une prétendue autocensure ! Il faut d’ailleurs bannir ce terme qui a tendance à attribuer aux filles la responsabilité de leur situation, alors qu’elles en sont les victimes. Mieux vaut se pencher sur les mécanismes sociaux qui excluent, depuis des générations, les femmes de la sphère scientifique : c’est le cas des stéréotypes de genre véhiculés dès l’enfance et des processus d’invisibilisation des femmes en sciences.Lutter contre les stéréotypes de genreSelon une Etude l’Oréal et Opinion Way de 2015, à la question « Comment décrivez-vous un scientifique ? », 67 % des européens répondent que c’est un homme. Nous voilà face à l’une des innombrables manifestations d’un stéréotype de genre qui persiste à peupler nos inconscients collectifs.Ce stéréotype présente des effets pervers : les chercheurs Isabelle Régner[3] et Pascal Huguet[4] évoquent, ainsi, l’effet de menace du stéréotype. Celui-ci peut être activé, par exemple, chez une jeune fille, quand on lui présente un test en lui indiquant qu’il s’agit d’un test de géométrie (alors qu’il pourrait être aussi soumis comme un simple exercice de dessin). Elle se dit alors : « Je suis une fille, donc, je suis mauvaise en maths, je vais avoir du mal à répondre à cette question ». Résultat : une partie du cerveau se mobilise pour combattre le stress généré par ce stéréotype et n’est pas utilisée pour résoudre le problème. Les filles se retrouvent ainsi contraintes de le confirmer et produisent des contreperformances qui ne reflètent pas leurs compétences.Des biais présents partout750 000 bulletins scolaires ont été épluchés en février 2025. Parmi les mots qui ressortent le plus souvent pour les filles, on trouve « manque de confiance en soi », « souriante », « stressée ». La partie positive est plutôt focalisée sur leur attitude. Pour les garçons, les qualificatifs de « puéril », « intuitif » et « curieux » sont les plus fréquents et le caractère positif est axé sur les compétences.Dans une lettre de recommandation pour une scientifique, le vocabulaire employé sera souvent « travailleuse », « courageuse », alors que pour un homme, ses compétences en tant que scientifique seront davantage soulignées.Dès l’école, on observe qu’un décrochage des petites filles pour les maths se met en place dans les six premiers mois du CP. Il durera tout au long de l’enseignement primaire.Il est donc impératif d’aider, au plus tôt, les filles à comprendre qu’elles n’ont pas de raison de mettre en doute leurs capacités scientifiques. Des solutions existent pour donner confiance : l’association Femmes & Sciences organise, depuis 2017, une journée « Sciences, un métier de femmes ! ». Dédiée aux lycéennes, elle permet la rencontre avec des femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, dans le public et le privé. L’objectif est de montrer, par l’exemple, que tous les métiers scientifiques sont mixtes, d’aider les jeunes filles à décrypter les stéréotypes et de les convaincre d’avoir foi en leurs capacités de réussir.Illustration du Colloque 2025 de Femmes & Sciences – ©Léah TouitouRévéler ce que la science doit aux femmesConnaissez-vous l’Effet Matilda ? Il fait référence aux découvertes oubliées des femmes scientifiques. En 1993, l’historienne des sciences Margaret Rossiter révèle que celles-ci profitent moins des retombées de leurs recherches que les hommes. Elle dévoile ainsi le processus de minimisation, voire de déni de la contribution des femmes à l’avancée des sciences, au profit de leurs homologues masculins.Parmi les actions entreprises pour contrer ce phénomène d’invisibilisation, l’association « Femmes & Sciences » œuvre, depuis 2021, pour l’inscription de 72 noms de femmes scientifiques sur la tour Eiffel, afin de rétablir l’équilibre avec les 72 noms de savants hommes inscrits en lettres d’or, au 1er étage du monument. Pari gagné : en mars dernier, la ville de Paris a validé le principe de faire inscrire des noms de femmes scientifiques sur une frise au-dessus de celle des hommes. Une parité parfaite enfin rendue visible…C’est une évidence : il n’y aucune raison pour que les filles soient absentes des sciences, bien au contraire. Et s’il faut encore nous en convaincre collectivement, voici quelques rappels confirmant que les sciences ont besoin de leurs talents. Par exemple, la révolution numérique et l’IA doivent aussi se construire avec des femmes, afin que les données ne soient pas genrées. Selon Isabelle Vauglin, « la diversité accroît les performances : les équipes mixtes sont plus innovantes que celles qui ne le sont pas. En outre, ce secteur fait appel à des profils professionnels plutôt bien rémunérés, où les métiers (ingénieur en informatique, par exemple) connaissent peu le chômage. » Enfin et surtout, ces métiers construisent le monde de demain.Alors, qu’est-ce qu’on attend ?!Un article rédigé par Anne Guinot, co-rédactrice en chef Pop’Sciences Mag – 7 janvier 2026————————————————–Notes : [1] – Les sciences « dures » reposent sur des protocoles expérimentaux, des outils mathématiques et des modèles généralisables. On trouve, parmi elles, la physique, la chimie, la biologie, les mathématiques.[2] Gender Scan 2024 : https://www.cdefi.fr/fr/actualites/gender-scan-2024-agir-pour-une-plus-grande-egalite-entre-les-genres-dans-les-stim[3] – Isabelle Régner est Professeure de psychologie sociale, Directrice Adjointe du Centre de Recherche en Psychologie et Neurosciences (UMR CNRS 7077). Elle occupe aussi la fonction de Vice-Présidente Egalité Femmes Hommes et Lutte contre les Discriminations à Aix-Marseille Université.[4] – Pascal Huguet est spécialiste de la régulation sociale des fonctionnements cognitifs (interactions cognition/ environnement). Il dirige le Laboratoire de psychologie sociale et cognitive (LAPSCO) de l’université Clermont-Auvergne et du CNRS.————————————————–À lire également : La brochure Les femmes et les sciences… Au delà des idées reçues à découvrir sur le site de l’association Femmes & Sciences.PPour aller plus loinFemmes scientifiques : passer à la vitesse supérieure ! – Captation vidéo de la conférence d’Isabelle Vauglin – Séminaire Pop’Sciences du 28 nov. 2025
FFilles et science : comment les accompagner ? | #2 – Dossier Pop’Sciences – Filles et femmes en sciences : réfléchir ensemble à nos postures Depuis une dizaine d’années, on peut observer une forte diminution de la proportion de filles dans les études scientifiques au fur et à mesure de leur avancée dans la scolarité[1]. Comment inverser cette tendance ? Cinq expertes de la médiation scientifique et du monde universitaire ont échangé sur le rôle et la posture de la médiation face à cet enjeu de société lors du séminaire Pop’Sciences du 28 novembre 2025[2].Alors que les garçons parlent haut et fort les filles chuchotent. Un constat rapporté par Christine Berton, chargée de projets science et société à La Rotonde[3], à Saint-Étienne. Elle peut l’observer quand elle intervient en classe de collège ou lycée pour réaliser des actions de médiation autour de sujets de science. « Les garçons prennent toute la place par leur attitude et leur comportement. Les filles n’osent pas prendre la parole », précise-t-elle. Et elle constate d’autant plus cette fracture en milieux semi-ruraux et ruraux, où « le murmure devient silence ». Un fait observé de manière globale dans les actions de diffusion des sciences, et qui témoigne de la difficulté à inclure les filles dans les domaines scientifiques. Ce dont ont pris conscience les médiateurs et professionnels de la culture scientifique, qui essayent alors de développer des solutions.Violaine Dutrop, autrice-essayiste et présidente-fondatrice de l’Institut EgaliGone, pointe qu’il faut établir des actions à tous les niveaux : de la crèche à l’Université. « Il faut travailler sur les stéréotypes : leur montrer à quels points elles sont fortes », déclare-t-elle. Mais l’effort doit également porter vers les garçons. Cela peut se traduire par la valorisation de domaines et métiers souvent perçus comme plus féminins, comme les métiers du soin. En outre, dans une société où la répartition des tâches au sein de familles est encore très inégalitaire – la durée des congés parentaux en est un bon exemple – les garçons doivent être amenés à se poser les mêmes questions que les filles, pour aller vers davantage d’égalité. Des questions telles que : « si je choisis tel ou tel métier, comment ferai-je si un jour j’ai des enfants ? ». « Il faut ainsi agir de manière équilibrée pour régler le problème de manière globale », souligne Violaine Dutrop.Apprivoiser nos biaisL’enjeu serait-il donc de lutter contre les stéréotypes ? Ce n’est pas aussi simple. Il faut, en effet, prendre garde à la diffusion de messages contre-stéréotypés. Par exemple, si on souhaite représenter une femme dans un métier traditionnellement plus masculin, cela doit paraître naturel. Car « si le message est trop en décalage avec la réalité, cela peut, au contraire, renforcer le stéréotype existant », explique Florence Françon, chargée de mission égalité et non-discrimination à l’ENS de Lyon. Elle cite les travaux de Violette Kerleaux[4], docteure en psychologie sociale : il ne sert à rien de combattre les stéréotypes. Car nous sommes tous soumis à des stéréotypes et nous ne pouvons pas nous en défaire. Ils sont nécessaires au bon fonctionnement de notre cerveau, pour notamment simplifier et classer des informations. Ce qui compte est alors de prendre conscience de leurs effets et de leurs impacts, pour éviter qu’ils s’activent dans certaines circonstances.Florence Françon souligne ainsi l’importance d’accompagner les jeunes hommes dans « le développement de compétences psychosociales », pour faire évoluer leurs attitudes : prise en compte du consentement, interactions plus respectueuses et apaisées, se décharger de toutes les injonctions à la virilité… « Il faudrait également lutter contre l’effet « boys club », qui désigne le fait que les hommes se regroupent et se protègent entre eux, excluant les femmes, rapporte-t-elle. Un phénomène qui se retrouve dans le milieu académique, et qui contribue à l’éviction des femmes. »Entre filles ?Pour contrer cet effet « boys club », déjà visible au collège et lycée, la solution n’est-elle pas de séparer filles et garçons ? Audrey Mazur, ingénieure de recherche au laboratoire ICAR et co-organisatrice de la journée Sciences, un métier de femmes, organisée chaque année en mars, s’est posé la question dès les prémices de la création de cet évènement. Cette journée est spécifiquement destinée aux lycéennes afin de leur faire rencontrer des femmes travaillant dans les domaines scientifiques et technologiques. « Nous avons fait le choix de leur offrir un espace d’expression, pour libérer leur parole. Et je peux vous assurer que cela fonctionne », déclare Audrey Mazur. Les filles rapportent, ensuite, le contenu de cette journée en classe, pour transmettre le message aux garçons. Le projet en est déjà à sa neuvième édition et le bilan est positif : 56 % des lycéennes interrogées déclarent que cette journée aura un impact sur le choix de leurs études.À La Rotonde, une expérience de non-mixité est également réalisée avec le programme « Sciences en tous genres ». Sur plusieurs séances, les filles suivent un parcours de rencontres et d’échanges avec des femmes scientifiques. En parallèle, les garçons conduisent une réflexion sur les questions relatives au genre. Une dernière séance réunit filles et garçons pour une restitution de leurs expériences.Dans ce type d’actions, Florence Françon soulève l’importance de mobiliser les sciences sociales et les études de genre. « Il faut faire comprendre les mécanismes à l’œuvre. Cela permet de donner des clés de lecture et d’analyse », rappelle-t-elle.Intégrer !Au-delà des actions en milieu scolaire, des efforts sont menés dans l’enseignement supérieur et la recherche. Dans sa pratique, Florence Françon s’appuie ainsi sur les travaux d’Isabelle Collet, professeure de sciences de l’éducation à l’Université de Genève, sur les filles et l’informatique. Elle soulève trois leviers pour maintenir les filles dans les filières scientifiques. Il faut, tout d’abord, les attirer. Ce qui peut être fait via la mise en place de bourses, ou encore d’une communication adaptée. Il est, ensuite, nécessaire de les accueillir. Une action relativement simple peut être de rendre visibles les femmes dans l’espace universitaire, comme en renommant les amphithéâtres. Et enfin, il faut les intégrer et les inclure. Cela passe par la prévention de toutes formes de sexisme. Le haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes signalait qu’en 2023, 15 % des femmes ont déjà redouté de s’orienter vers des milieux professionnels à dominante masculine. De plus, un rapport de la fondation L’Oréal de 2023[5] révèle que 80 % des chercheuses dans le monde ont déjà vécu un fait de violences sexistes et sexuelles. « Il est important de comprendre qu’en conséquence les femmes mettent en place des stratégies d’évitement et de protection », explique Florence Françon. Ce travail sur leur intégration au sein des milieux académiques est donc primordial.Aurélie Olivesi, maîtresse de conférences HDR[6] à l’Université Claude Bernard Lyon 1, et référente pour la Mission égalité Université Lyon 1, rapporte ainsi des actions de mentorat qu’elle met en place pour les étudiantes. Il s’agit de rencontres qui s’appuient sur les études de sciences sociales sur le sujet, pour comprendre les mécanismes en jeu, et explorer des disciplines, telles que l’informatique, et leur construction genrée.Des salles de classe aux bancs universitaires, toutes ces actions sont des leviers pour transformer les chuchotements des filles en une parole libre et affirmée.Un article rédigé par Samantha Dizier, co-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag – Janvier 2026————————————————–Notes :[1] Filles et mathématiques : lutter contre les stéréotypes, ouvrir le champ des possibles, Rapport de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (2025).[2] Les séminaires Pop’Sciences rassemble la communauté des acteurs de la culture scientifique et technique au sein du bassin de recherche Lyon Saint-Etienne.[4] Les publications de Violette Kerleaux : https://www.researchgate.net/profile/Violette-Kerleaux[5] Harcèlement sexuel et sexisme au sein du monde scientifique, étude Ipsos, commandée par la Fondation L’Oréal (2023).[6] Habilitée à Diriger des Recherches<Pour aller plus loinÉgalithèque du Centre Hubertine Auclert : banque de données recensant des milliers de guides, expositions, ouvrages, affiches, vidéos, spectacles vivants, diaporamas, formations, quiz, etc. sur l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences de genreCours en ligne Se former à l’égalité par Isabelle Collet et Aurore Vayer de l’Université de GenèveLes outils égalité filles-garçons : les ressources du réseau CanopéFilles et science : comment les accompagner ? – Captation vidéo de la table ronde du séminaire Pop’Sciences du 28 nov. 2025
LLe rendez-vous bien-être animal | Fiche espèce – Tout savoir sur le chat ! Chaque semaine, la Chaire bien-être animal vous propose sur son site internet une nouvelle ressource en lien avec le bien-être animal ! Ce rendez-vous est relayé tous les mardis sur Facebook, Linkedin et Instagram avec le hashtag #LeRdvBEA. Suivez-nous !>> Le « Rendez-vous bien être animal » de la semaineEn 2024, l’I-CAD dénombre plus de 16,6 millions de chats en France, et cela sans compter les chats errants ! Cette fiche espèce est l’occasion de mieux comprendre leur mode de vie, leurs besoins et leurs comportements.Pour accéder à l’article, cliquez sur l’image :>> Les précédents « Rendez-vous bien être animal »Interview – Le bien-être animal dans le cinémaVidéo – La notion de robustesse, avec Olivier HamantVidéo – La stéréotypie – Le bien-être des animaux du Parc zoologique de Lyon (2/2)Vidéo – Le bien-être des animaux du Parc zoologique de Lyon (1/2)Article – La coupe des oreilles et de la queue du chienPour retrouver tous les « Rendez-vous bien être animal », allez sur le site de : CHAIRE Bien-être animal
LLa recherche en sciences humaines et sociales | Le magazine RchRch Le magazine de la recherche en sciences humaines et sociales de l’Université Lumière Lyon 2RchRch a pour ambition de partager les savoirs et les connaissances en train de s’élaborer dans les 32 laboratoires de recherche de l’Université Lumière Lyon 2, de décrypter le monde qui nous entoure et de rendre la recherche et ses résultats accessibles à toutes et tous. Il rappelle ainsi, au fil des pages, à quel point les sciences humaines et sociales, dans leur très grande diversité, sont indispensables à la pensée humaine et à l’intelligence des sociétés.Au sommaire de chaque numéro : un dossier thématique, des regards croisés de chercheuses et chercheurs sur un thème d’actualité, des explorations de projets et partenariats de recherche, un grand entretien avec un chercheur, un tête-à-tête avec un doctorant, un focus sur une structure de recherche, et pleins d’autres choses encore… !Chaque numéro sera également l’occasion d’une collaboration avec des illustrateurs différents.> RchRch n°5 : De recherches en créationsCe cinquième numéro vous invite à explorer la richesse des recherches menées au sein des laboratoires de notre université, en commençant par un dossier consacré aux liens entre recherche et création, arts et société ! Ce numéro met aussi en lumière la diversité des projets de recherche en sciences humaines et sociales (mais pas seulement !) qui éclairent les enjeux sociaux contemporains – de la précarité alimentaire étudiante au suivi de l’apnée du sommeil grâce à l’IA – et nous entraînent sur des terrains aussi familiers que Moodle, ou aussi inattendus qu’une plongée dans la réception médiévale de Tite-Live.Rchrch donne également la parole à nos chercheuses et chercheurs à travers des regards croisés sur des questions d’actualité : le bien-être à l’école et l’intégrité scientifique à l’université. Il offre enfin un espace de rencontre avec la recherche, grâce aux portraits de chercheuses et chercheurs, doctorantes et doctorants, et la présentation de structures, comme la plateforme OMEAA.RchRch N°5 – 2025 > Consulter les précédents numéros de RchRch :RchRch n°4 – été 2022RCHRCH n°3 – Février 2022RCHRCH n°2 – été 2021RchRch n°1 – Janvier 2021
MMatière, vers un cycle vertueux | Pop’Sciences Mag#16 Le Pop’Sciences Mag #16 propose d’explorer le cycle de la matière et de questionner ses usages par l’humain, pour dessiner de nouveaux modèles de production, économiques et sociétaux. À l’aide d’enquêtes, de reportages-photos, d’interviews, le magazine donne la parole à des praticiens et chercheurs pour éclairer cet enjeu majeur.© Visée.AÉditoInitié par les travaux scientifiques du rapport Meadows* publié en 1972, un constat s’impose à nos sociétés : notre modèle, fondé sur une économie de l’extraction et sur une consommation de produits jetables ou à l’obsolescence programmée, engendre la dégradation des écosystèmes et la raréfaction des ressources. Un tel diagnostic appelle à revoir nos modèles industriels, économiques et nos modes de vie.Afin de dessiner des réponses à ces enjeux, ce numéro du Pop’Sciences Mag a choisi d’explorer le cycle de la matière et de questionner ses usages par l’humain. Quelles sont les origines de la matière ? Quelles utilisations, transformations lui avons-nous imposées au fil du temps ? Que nous révèlent le déchet et sa symbolique sur notre relation au monde ? Au-delà des intentions, quelles sont les limites et perspectives que rencontrent des alternatives à notre traitement de la matière en fin de vie, comme le recyclage dans l’industrie et le réemploi dans la construction ? Enfin, quels nouveaux modèles et imaginaires pouvons-nous convoquer pour impulser une transformation nécessaire qui préserve le bon usage des ressources et la viabilité de nos sociétés ? La démarche du magazine, qui privilégie le croisement d’expertises scientifiques, notamment issues du site de Lyon Saint-Étienne (chimie, physique, ingénierie, géographie, urbanisme, architecture, philosophie, sociologie), contribuera, nous l’espérons, à apporter des éléments de réponse pour éclairer le consommateur, l’usager, le citoyen.Je vous souhaite une très bonne lecture de ce Pop’Sciences Mag !Nathalie DompnierPrésidente de la ComUE Université de Lyon*Meadows, D., Meadows, D., et Randers, J., Les limites de la croissance (dans un monde fini) (1972). Ce numéro a été :Réalisé grâce à la contribution de scientifiques issus des établissements etinstituts suivants : Université Claude Bernard Lyon 1, Université Lumière Lyon 2, Université Jean Moulin Lyon 3, Université Jean Monnet Saint-Étienne, École normale supérieure de Lyon (ENS de Lyon), Centrale Lyon, Institut national des sciences appliquées Lyon (INSA Lyon), Sciences Po Lyon, École nationale des travaux publics de l’État (ENTPE), École nationale supérieure d’architecture de Lyon (ENSAL), emlyon business school, CPE Lyon, Mines Saint-Étienne, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut Carnot Ingénierie@Lyon, Institut de recherche pour le développement (IRD), Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), Université de Lancaster.Développé avec le soutien de la Métropole de Lyon, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la CASDEN. > Pour découvrir les articles du magazine :Pop’Sciences Mag#16> Pour télécharger la version en pdf :© Visée.A
LLes bulletins scientifiques du Géoparc du Beaujolais Sous la vigne, sous les prés, les bourgs et sous les milliers d’hectares de forêt, le substrat discret révèle une histoire géologique mouvementée. C’est au détour des routes entaillant les collines, des ravines au cœur du vignoble ou des carrières abandonnées qu’on devine ce sous-sol bigarré du Beaujolais.Si les cartes géologiques semblent donner du territoire une connaissance exhaustive, elles soulignent en réalité de très nombreuses incertitudes, voire de nombreux inconnus.Le Bulletin scientifique du Géoparc Beaujolais trouve ici son rôle : fournir à la recherche scientifique locale un support de diffusion des nouvelles connaissances en géologie du Beaujolais.En 2018, le label » Géoparc mondial UNESCO » est décerné au Beaujolais en reconnaissance de sa géologie particulière, de son patrimoine associé (bâti notamment) et pour sa forte mise en valeur. La richesse première du Géoparc Beaujolais tient dans la place familière du monde minéral sur ce territoire. Le bulletin prend un second sens dans l’apport des contenus scientifiques à ces nombreux ambassadeurs de la connaissance et du patrimoine.>> Pour retrouver les bulletins, rendez-vous sur le site : Géoparc BeaujolaisL’essentiel des articles du bulletin scientifique a été rédigé par des membres du comité scientifique. Néanmoins, le bulletin demeure ouvert à toute contribution extérieure au comité. Le bulletin a aussi pour objectif d’inspirer les contributrices et les contributeurs potentiels à développer leurs travaux scientifiques ainsi qu’à les publier.
SSciences, un métier de femmes | BD ©Leah TouitouMontrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de notre journée Sciences, un métier de femmes qui, chaque année depuis 2017, rassemble près de 500 lycéennes de l’Académie de Lyon pour les convaincre d’avoir confiance en leurs capacités de réussir.La désaffection des jeunes filles pour les filières scientifiques est préoccupante. Les jeunes filles ont du mal à se projeter dans les métiers techniques et scientifiques et à envisager de faire les études pour y parvenir parce qu’elles manquent de figures féminines de référence et parce que les idées reçues ont la vie dure. Cette journée de mars a pour vocation de faire tomber ces préjugés…Lors de ces journées, spécifiquement destinées aux lycéennes de l’académie et leurs enseignant(e)s, celles-ci ont pu rencontrer des jeunes femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, et discuter librement avec elles. Lorsque ces journées se déroulent en présentiel, des visites de laboratoires sont également organisées.Depuis 2017 ans, à l’occasion de ces rencontres, une bande dessinée a été réalisée : en 2017 par Ben Lebègue, puis en 2018 par Leah Touitou, illustratrice et scénariste jeunesse, accompagnée par Anjale, auteure, illustratrice et dessinatrice de BD, en 2025.Journées organisées par l’association Femmes et Sciences, le CRAL, le laboratoire ICAR, le LabEx ASLAN.>> Cliquez sur l’image pour découvrir la BD 2025 :Illustrations : Léah Touitou et Anjale VVoir les BD des années précédentesSciences, un métier de femmes – BD 2017Sciences, un métier de femmes – BD 2018Sciences, un métier de femmes – BD 2019Sciences, un métier de femmes – BD 2020Sciences, un métier de femmes – BD 2021Sciences, un métier de femmes – BD 2022Sciences, un métier de femmes – BD 2023
EEn quête de l’intelligence | Pop’Sciences Mag#15 © Visée.ALe Pop’Sciences Mag #15 En quête de l’intelligence vient de paraître. Dans ce 15e numéro, plongez à la découverte des capacités qui composent l’intelligence chez les humains, mais aussi chez les autres créatures du vivant (animal, végétal) et du non-vivant (artefacts, machines) ! Des enquêtes, des reportages-photos, des analyses, des interviews… pour éclairer ce grand sujet, qui nous concerne tous et toutes. ÉditoL’exploration du cerveau humain a récemment connu des développements considérables permettant, en particulier grâce aux sciences cognitives et aux neurosciences, une meilleure compréhension des mécanismes et des formes de l’intelligence. Ces travaux mettent en lumière la grande diversité de cette aptitude, dont l’éthologie a aussi démontré qu’elle était partagée par l’ensemble du règne animal.Ce numéro nous fait voyager à travers les continents de l’intelligence : comment, au fil du temps, a-t-on tenté de la définir, ou au moins d’en saisir les grandes formes d’expression ? De quels types d’évaluation est-elle l’objet ? Quels mécanismes se cachent derrière l’une de ses expressions qu’est la décision ? Quel rôle jouent les émotions dans notre intelligence ? Comment les scientifiques s’attachent-ils à reconnaître différentes manières de penser pour mieux les accompagner ? Quelles similitudes et quelles différences entre les capacités cognitives de l’espère humaine et des animaux ? Quels sont les enjeux du développement des usages de l’intelligence artificielle dans de nombreux domaines d’activité ?La diversité des approches proposées (mathématiques, psychologie, philosophie, éthologie, biologie, neurosciences…), notamment par les chercheurs des laboratoires et établissements de la ComUE Université de Lyon, nous aide à répondre à ces interrogations et à appréhender, de manière accessible, la complexité de ces phénomènes. Elle contribue à une conception ouverte de l’intelligence, sous ses différentes formes et dans ses dimensions individuelles et collectives.Je vous souhaite une très bonne lecture de ce Pop’Sciences Mag !Nathalie DompnierPrésidente de la ComUE Université de Lyon Le Pop’Sciences Mag #15 « En quête de l’intelligence » a été :Réalisé grâce à la contribution de chercheurs issus des établissements et instituts suivants : Université Claude Bernard Lyon 1, Université Lumière Lyon 2, Université Jean Moulin Lyon 3, École normale supérieure de Lyon (ENS de Lyon), Université Jean Monnet Saint-Étienne, Université Clermont Auvergne, Université de Bourgogne, Université de Toulouse, Institut catholique de Lyon (UCLy), Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), Hôpital Femme Mère Enfant (Hospices civils de Lyon).Développé avec le soutien de la Métropole de Lyon, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, du projet LYSiERES²– Sciences avec et pour la société et de la CASDEN. > Pour découvrir les articles du magazine :Pop’Sciences Mag#15> Pour télécharger la version en pdf :
CCollections en réserve … richesses insoupçonnées | Collections & Patrimoine Connaissez-vous les collections des universités et grandes écoles de Lyon ? Faites-vous partie des quelques privilégié-e-s qui ont pu arpenter les arrière-salles, sous-sols, greniers, recoins et autres coulisses de ces établissements qui font modestement et discrètement réserve de quelques millions de pièces scientifiques remarquables, insolites, précieuses, uniques…?Propos écrit par Danielle Boissat, Sauvegarde & Embellissement de Lyon Je ne sais pas vous, mais moi ce qui m’intéresse le plus dans un musée quel qu’il soit, ce sont les réserves. C’est là qu’on peut avoir le privilège de découvrir des œuvres et des pièces de collections singulières qui, ayant peu de chance d’être exposées et connues du grand public, acquièrent de ce fait, qualités et valeurs hors du commun.C’est à l’occasion d’une alerte patrimoniale qui concernaient, en 2015, au moins trois musées :le musée Testut-Latarjet, invité à quitter les locaux du 4è étage du bâtiment Rockefeller, de l’Université Claude Bernard Lyon1,le musée des Moulages, fermé pour cause de travaux d’édification d’un nouveau bâtiment, rue Rachais, dédié au département de musicologie, de l’Université Lumière Lyon 2,le musée des Hospices Civils de Lyon (labellisé Musée de France) déménagé, pour cause de travaux à l’Hôtel-Dieu, dans des entrepôts inaccessibles au public,que S.E.L. en est venu à s’intéresser au sort et à la constitution de leurs collections.Par la suite, l’association a entrepris d’explorer plus amplement l’ensemble des richesses muséales de l’Université de Lyon, puis d’autres collections scientifiques, techniques et médicales conservées à Lyon, Marcy-l’Étoile, Bron, Écully, St-Cyr au Mont-d’Or… dans une partie de cache-cache pleine de surprises.Et pour les mordus des sciences de A à Z et les passionnés d’histoire des sciences, 3 universités lyonnaises et 5 grandes écoles métropolitaines nous ont ouvert leurs abris, dépôts, magasins … de curiosités, qui nous ont permis bien souvent de (re)découvrir des chercheurs-collectionneurs et des érudits méconnus ou oubliés de l’histoire savante de Lyon et de sa région : Jordan, Rouy, Gandoger, Holleaux, Lacassagne, Locard, Lortet, Freiberg, Depéret, Koehler, Rebours, Falcoz, Sollaud, Dériard, Abrial, Brunner, Emptoz, Devars, Leroi-Gourhan, Pravaz, Lesbre, Petit, Ollier, Destot…De Anatomie à Zoologie en passant par …Anthropologie, Anthropométrie, Archéologie, Art du Moulage, Botanique, Criminalistique, Cristallographie, Dentaire, Entomologie, Ethnologie Coloniale, Géologie, Médecine, Minéralogie, Mycologie, Paléontologie, Pharmacie, Physique, Science & Médecine Vétérinaire, Tératologie, les fonds de collections de l’Enseignement Supérieur ont ainsi fait l’objet d’une présentation sous le titre « Musées & Collections cherchent visibilité et espace de re-naissance ».D’autres espaces muséaux mieux connus et moins menacés, tels que le musée de sciences biologiques Dr Mérieux et les réserves du musée des Confluences, ont complété ce paysage scientifique métropolitain, dans le bulletin de l’Association Sauvegarde & Embellissement de Lyon, éditée en septembre 2015.10 ans après…10 ans après la publication du bulletin, des musées ont été fermés (un seul a réouvert : le musée des Moulages de l’Université Lumière Lyon 2) et leurs collections mises en caisses et en dépôt dans des entrepôts, comme celles, par exemple, du musée d’anatomie de l’Université Claude Bernard Lyon1 Testut-Latarjet, du musée des HCL de l’Hôtel-Dieu, du musée d’histoire de la médecine Lyon 1.Les autres collections scientifiques (des universités Lyon 1 et Lyon 3, des grandes écoles telles que l’ENS de Lyon, l’ENS de police, l’École Santé Militaire, VetAgro Sup…) présentées dans le bulletin de 2015, ne sont toujours pas accessibles au grand public (sauf quelques-unes, une fois par an, pour les Journées européennes du patrimoine, mi-septembre), faute de site et de personnels dédiés et surtout de volonté de valoriser la culture scientifique et médicale lyonnaise.C’est la raison pour laquelle, Sauvegarde & Embellissement de Lyon a rejoint un groupement d’associations, mobilisé pour valoriser l’Histoire Industrielle et Scientifique de Lyon, H.I.S.L. – qui s’est constitué en association le 19 juin 2025.LLes missions principales de SELL’association Sauvegarde & Embellissement de Lyon – SEL – est dédiée à la préservation et mise en valeur du patrimoine lyonnais tant architectural, urbain qu’artistique. SEL est une force locale engagée, alliant recherche, action de terrain, expertise patrimoniale, et dialogue citoyen. VeillerL’association recense dans l’agenda lyonnais les événements, conférences, expositions, et dans la rubrique liens utiles les sites internet qui s’intéressent à l’histoire de Lyon et de sa région, et à son patrimoine.DécouvrirAu sein de l’association, des groupes de travail effectuent des recherches sur un quartier, et organisent des balades accompagnées pour faire découvrir des aspects cachés ou mal connus de la ville.AlerterSEL intervient auprès des élus et responsables administratifs en charge de la préservation du patrimoine de la ville et de son urbanisme. En complément de ses bulletins, SEL édite de courtes notices, intitulées alertes patrimoine, et une tient une rubrique projets urbains dans la Gazette.ProposerSEL diffuse régulièrement un bulletin de liaison, à tous ses adhérents et aux décideurs institutionnels et politiques de la Métropole de Lyon, dans lequel l’association s’attache à faire des propositions pour l’amélioration et l’embellissement du cadre de vie urbain et péri-urbain.>> En savoir plus sur l’association Sauvegarde & Embellissement de Lyon :SEL