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EN SAVOIR PLUS

Ordre(s) – Désordre(s)

OOrdre(s) – Désordre(s)

Dans notre société contemporaine, l’ordre et le désordre sont omniprésents, jouant un rôle essentiel dans la structuration de nos vies individuelles et collectives. Il s’agit là de concepts, de principes, de notions qui ont un sens et un usage différents selon le contexte employé, qu’il soit social, culturel, politique, économique, environnemental ou scientifique. 

Le cours commun du CHELS – Collège des Hautes études Lyon Sciences – invite à discuter et réfléchir sur la thématique « Ordre(s) – Désordre(s) » à travers des interventions plurielles et multidisciplinaires : vous pouvez retrouver les échanges qui ont eu lieu fin 2025 autour de cette thématique dans Les archives du Cours commun du CHELS, un dossier accessible à tout public.

Coordonné par :

  • Isabel Colón de Carvajal, Maître de conférences en Sciences du langage à l’ENS de Lyon,
  • Mathieu Magnin, Maître de conférences en Physiologie animale à VetAgro Sup.

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Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations | Dossier Pop’Sciences

TTerritoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations | Dossier Pop’Sciences

Quelle place la médiation scientifique a-t-elle en ruralité ?

Il est essentiel que la culture scientifique, technique et industrielle (CSTI), ou médiation scientifique, s’adresse à tout le monde. Dans les zones d’habitations hors des grandes agglomérations, de nombreuses actions sont proposées, mais peinent parfois à atteindre un certain nombre de publics.

Comment envisage-t-on la question du territoire, quel rôle joue la médiation scientifique en milieu non urbain, comment faire de la médiation scientifique dans les territoires géographiquement éloignés des grandes villes… ce sont les questions que nous avons explorées lors du séminaire de la culture scientifique Pop’Sciences du 28 avril 2026* et auxquels les intervenants invités ont donné des éléments de réponses que nous vous partageons dans ce dossier.

Intervenantes et intervenants au séminaire du 28 avril 2026 :

> Perrine Agnoux, enseignante-chercheuse en sociologie – Centre Max Weber et INSPE de Lyon 1 Université ;

> Camille Jutant, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication l’Université Lumière Lyon 2 et chercheuse à l’unité de recherche ELICO ;

> Mathilde Cognet, directrice du Pôle Culture chez Communauté de communes Val’Eyrieux et  Séverine Morin, responsable CCSTI Ardèche, L’Arche des Métiers ;

> Charline Maurice, directrice culture et patrimoine Communauté de communes Saône-Beaujolais – CCSB et Cécile RONDEAU, responsable communication et partenariats Pop’Sciences ;

> Bruno Rousselle, conservateur, musée FOSSILEA ;

> Morgane Gil, directrice ébulliScience et  Anaïs Debourg, référente du dispositif Labomobils ;

> Rémi Visseux, chargé de mission pour le projet du Contrat territoire lecture, Communauté de Communes Saône-Beaujolais.

LLes articles du dossier

Même si le terme « éloignement » peut interroger, un diagnostic s’impose : l’offre culturelle, sur les territoires, est loin d’être homogène et accessible. De surcroît, l’existence d’équipements et d’animations n’empêche pas que de larges pans de la population se trouvent empêchés de les investir pleinement. Que faire, face à cette mise à distance multiforme ?

  • #1 – Territoires éloignés : quelles réalités ? rédigé par Samantha Dizier, co-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag

Les actions de culture scientifique se concentrent bien souvent au sein des grandes agglomérations. Et pour les professionnels du secteur, il n’est pas si simple de se diriger vers les espaces ruraux, qui peuvent être qualifiés de territoires éloignés.

Lire l’article #1

  • #2 – Entre ville et campagne, des pratiques culturelles différentes ?  rédigé par Samantha Dizier, co-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag

Depuis le 20e siècle, la culture n’a cessé de prendre de plus en plus de place dans le quotidien des Français. Mais selon les territoires et leurs habitants, les usages peuvent apparaître comme extrêmement variables.

Lire l’article #2

 

  • #3  Territoires : la culture scientifique comme trait d’union rédigé par Anne Guinot-Delemarle, co-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag

© EbulliScience

« Un pays qui rêve est un pays qui vit » : cette devise du CCSTI de l’Ardèche est partagée aux acteurs présents au séminaire Pop’Sciences du 28 avril 2026 « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations » qui mettent en œuvre des actions diversifiées pour lutter contre l’éloignement des publics vis-à-vis de l’offre culturelle.

Lire l’article #3

 

* Matinée séminaire organisée par Pop’Sciences – Université de Lyon, au Musée FOSSILEA à Saint-Jean-des-Vignes

Photos : Pop’Sciences

Territoires éloignés : quelles réalités ? | #1 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations »

TTerritoires éloignés : quelles réalités ? | #1 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations »

Les actions de culture scientifique se concentrent bien souvent au sein des grandes agglomérations. Et pour les professionnels du secteur, il n’est pas si simple de se diriger vers les espaces ruraux, qui peuvent être qualifiés de territoires éloignés. Nous vous proposons un retour sur la présentation autour de la caractérisation de ces territoires et le rapport de ses habitants à la culture, effectuée lors du séminaire Pop’Sciences du 28 avril 2026 par Perrine Agnoux, maîtresse de conférences en sociologie à l’INSPE[1] Lyon 1 et au Centre Max Weber.

Les zones rurales réunissaient 88 % des communes en France et 33 % de la population en 2017, selon l’INSEE. Mais comment les définit-on ? « Réalités multiformes et hétérogènes selon leur géographie et leur histoire, les espaces ruraux se définissent d’abord par leur faible densité de population. » Cette définition est la dernière en date produite par l’INSEE en 2021. Elle insiste alors sur la question de la densité, en mettant en lumière la diversité de ces espaces, tranchant avec des définitions historiques opposant ville et campagne.

Une hétérogénéité de territoires

Ces espaces ont des caractéristiques différentes, et ne peuvent être tous réunis sous une seule définition. L’agence nationale de la cohésion des territoires les distingue, notamment, selon leurs orientations économiques et démographiques. De manière générale, l’agriculture reste une activité souvent minoritaire. Autour des grandes agglomérations on retrouve souvent des ruralités aisées, tandis que lorsqu’on s’en éloigne, ce sont davantage des ruralités agricoles, industrielles et artisanales. L’influence des pôles urbains peut ainsi se révéler plus ou moins forte selon leur éloignement géographique. Les espaces littoraux et montagneux sont, eux, spécialisés dans les activités touristiques.

Les typologies des communes rurales, d’après l’étude sur La diversité des ruralités « Typologies et trajectoires des territoires » de l’Agence nationale de la cohésion des territoires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les caractéristiques économiques, mais également démographiques, ainsi que l’attractivité de ces territoires, vont alors être fortement conditionnés par ces éléments.

Une surreprésentation des classes populaires

Des traits communs réunissent, pour autant, ces zones rurales. Premièrement, les classes populaires y sont surreprésentées : ouvriers, employés, petits indépendants. Ces groupes sociaux sont souvent peu dotés en capital culturel[2]. Une explication peut se trouver dans leur éloignement géographique des services et des biens culturels de la culture dite légitime. « Par culture légitime, j’entends les pratiques des classes dominantes (opéra, théâtre, expositions…), qui sont valorisées par un ensemble d’institutions, et en particulier l’école, en comparaison de celles des classes populaires qui le sont souvent moins (télévision, cabaret…) », explique Perrine Agnoux. La question des mobilités et du déplacement prend alors une place centrale, que cela soit pour l’accès à l’emploi ou aux loisirs. Une problématique qui est particulièrement accentuée pour les jeunes personnes, notamment à leur entrée dans la vie adulte.

Ainsi, certaines habitudes de vie sont localement valorisées. Les offres de loisirs dans ces territoires vont être ajustées aux goûts des classes populaires ou des groupes sociaux davantage dotés économiquement que culturellement, qui y sont majoritaires. On retrouve les sports mécaniques, tels que le quad, mais également la chasse et la pêche, l’équitation, le rugby, la danse de salon, la zumba ou encore le patchwork … des pratiques plus éloignées de la culture légitime.

Un autre enjeu est celui du degré élevé d’interconnaissance[3] entre les habitants. Le faible niveau de densité de population augmente les chances de rencontrer des personnes qu’on connaît dans son quotidien. Cette interconnaissance peut ainsi impacter les habitants sur leurs choix de loisirs, pour répondre à des enjeux de réputation.

De fortes inégalités de genre

Au sein des espaces ruraux, les inégalités entre hommes et femmes sont amplifiées. Le marché du travail en est un bon exemple. « Les femmes vont être concentrées dans le secteur de l’hébergement médico-social et dans l’action sociale (aide à domicile, aide-soignante, garde d’enfants) », explique Perrine Agnoux. Ces métiers réunissent les désavantages d’être mal payés et de se pratiquer dans des conditions pénibles.

Le sujet du déplacement est là aussi source d’inégalités. Adolescentes, les jeunes filles ont moins accès aux deux roues. Adultes, le travail domestique est alourdi, et chaque déplacement prend du temps. Au sein d’un couple avec un seul véhicule, c’est davantage l’homme qui y aura accès. Il est ainsi plus difficile pour les femmes d’avoir accès aux droits : santé, contraception, lutte contre les violences…

Perrine Agnoux a réalisé une enquête sur le territoire de la Corrèze sur les jeunes femmes des classes populaires. Elle a suivi 54 femmes de 18 à 27 ans, pendant 2 ans. Il en ressort que les filles y sont moins visibles. Elles sont en minorité numérique, car elles partent vers les grandes agglomérations faire des études supérieures. En effet, l’offre locale est moins adaptée aux filières privilégiées par les femmes. De plus, « les femmes doivent faire plus d’études pour arriver au même statut que leurs compagnons », précise la chercheuse.

Des femmes dans les coulisses

En termes de loisirs, les activités féminines sont discrètes. « On peut prendre l’exemple de la zumba, qui est très présente. Il n’y a pas de spectacles, pas d’espaces de convivialité, même pas de vestiaires dans le village où j’ai enquêté. Alors qu’en comparaison, le rugby masculin est au cœur de la vie locale », raconte la sociologue. Sur la scène associative, les femmes demeurent dans les coulisses, et donnent des « coups de main ». S’engager à la tête d’une association leur demanderait une responsabilité très forte. Et leur rôle dans le couple et la famille est privilégié, d’autant qu’il s’ajoute à des contraintes professionnelles fortes.

Leurs pratiques culturelles sont alors hétérogènes. « Elles font preuve d’une bonne volonté culturelle. Elles citent la lecture, les sorties culturelles dans les grandes agglomérations. Elles valorisent les voyages », rapporte Perrine Agnoux. Les plus dotées ont des expériences fréquentes dans les grandes agglomérations (concerts, musées…), mais participent également à des activités locales (activités sportives, artistiques…). Tandis que les moins dotées sont plus éloignées de la culture légitime, notamment à cause de freins matériels. Elles ont pourtant des aspirations à pouvoir avoir accès à cette culture tout en ayant un sentiment d’illégitimité.

Diversité de territoires, surreprésentation des classes populaires, inégalités entre femmes et hommes… autant d’enjeux d’importance à prendre en compte pour que la culture scientifique puisse s’intégrer dans ces espaces « éloignés ».

Un article rédigé par Samantha Dizier

Co-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag – Juin 2026

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Notes

[1] Institut national supérieur du professorat et de l’éducation.

[2] Bourdieu P., La Distinction : critique sociale du jugement, Les Éditions de Minuit (1979).

[3] L’interconnaissance désigne une situation où chaque individu d’un groupe donné est familier avec les autres membres de ce même groupe.

 

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Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations

 

Entre ville et campagne, des pratiques culturelles différentes ? | #2 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations »

EEntre ville et campagne, des pratiques culturelles différentes ? | #2 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations »

Depuis le 20e siècle, la culture n’a cessé de prendre de plus en plus de place dans le quotidien des Français. Mais selon les territoires et leurs habitants, les usages peuvent apparaître comme extrêmement variables. Y a-t-il ainsi une opposition nette entre publics et pratiques des aires urbaines et ceux des espaces ruraux ? Pour répondre à cette question, nous vous proposons un retour sur l’intervention de Camille Jutant, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Lumière Lyon 2, présentée lors du séminaire Pop’Sciences du 28 avril 2026.

« Pour commencer, qu’entendons-nous par le terme de public ? », interroge Camille Jutant. En France, nous sommes héritiers d’une définition du public qui est marqué par le lien entre politique et culture. Elle repose sur l’idée que l’émancipation du peuple passe par l’accès à la culture et à la connaissance. Une conception qui remonte à la philosophie des Lumières et se retrouve lors de la Révolution française, en 1789, où selon les révolutionnaires, la mission d’un gouvernement est de permettre cet accès pour conduire à l’accomplissement démocratique.

Au 19e siècle, l’accent est mis sur l’éducation, avec en 1881 et 1882, les lois visant à rendre l’école primaire publique, gratuite et obligatoire. Au 20e siècle, la culture se fait une petite place grâce à la conquête de temps libres, notamment avec l’introduction des congés payés en 1936, qui offrent alors la possibilité de s’adonner à des loisirs. Cet accès à la culture est alors perçu comme participant à la formation du citoyen.

Pour permettre cet accès, l’État a une approche très interventionniste : il va mailler le territoire de différents équipements tels que des bibliothèques, des musées… « Cette démarche va forger l’idée qu’on se fait du public : c’est celui qui a accès et qui fréquente des équipements de culture, analyse Camille Jutant. On ne s’interroge jamais sur ce qui fait culture. »

« Ainsi, si on considère le public à partir de la question de l’accès, les personnes des territoires ruraux déclarent forcément qu’elles ont moins accès à la culture », explique la chercheuse. 78 % des personnes interrogées en agglomération parisienne trouvent facile d’accéder à la culture contre seulement 51 % en milieu rural. La moyenne nationale est, elle, à 66%.

Un manque d’envie ?

Mais il s’agit d’une réalité en demi-teinte. « Car si on regarde les raisons annoncées pour ne pas pratiquer une activité culturelle, l’accès n’est pas la réponse majoritaire, explique Camille Jutant. Ce qui est prédominant, c’est le manque d’envie. Viennent, ensuite, les manques de temps et d’argent[1]»

Graphique issu de l’étude « Les pratiques culturelles des Français », étude Ifop Opinion menée en juin 2025.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chercheuse l’analyse ainsi : « Sans surprise, l’enjeu du  »manque d’envie » dépend d’abord et avant tout de la disponibilité – physique, psychologique… – des individus dans des quotidiens jugés surchargés, avec plusieurs enjeux associés dont notamment une difficulté très concrète à  »faire de la place » aux activités culturelles. Mais également une difficulté voisine, plus fondamentale et pernicieuse, à  »sortir des routines » du quotidien. » D’où ressort le paradoxe que l’offre culturelle locale est sous-consommée par les populations, alors qu’elles sont beaucoup plus actives lors d’un séjour touristique.

Ainsi, la majorité des personnes en milieu rural accorde une grande importance à la culture. Sur une échelle de 0 à 10, les personnes vivant en commune rurale y accordent une note de l’ordre de 6,6. Ce qui est peu éloigné des personnes vivant en agglomération parisienne qui lui attribuent une note de 7,1.

Et cette réduction des écarts entre zones urbaines et rurales est de plus en plus importante. Entre 1973 et 2018, une étude du Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation (DEPS) a analysé les pratiques culturelles des Français : en 1973, les personnes vivant dans des grandes agglomérations étaient 3,2 fois plus nombreuses à écouter de la musique tous les jours, alors qu’aujourd’hui il n’y a presque plus de différences. On peut, par exemple, l’expliquer par la très nombreuse présence de festivals en milieu rural : « 75 % des

publics d’un festival proviennent du territoire », précise la chercheuse. De plus, la vie associative et bénévole en matière culturelle et patrimoniale est perçue comme très développée dans les milieux ruraux.

Une diversification des pratiques

De manière générale, ces progressions peuvent s’expliquer par les évolutions de la société, qui contribuent notamment à renforcer le poids de la culture. On retrouve, tout d’abord, la place des écrans comme un de ses vecteurs importants, que cela soit pour accéder à un internet, pour visionner des films ou jouer à des jeux vidéo. De plus, les formats d’activités se diversifient et gagnent en légitimité, tels que les spectacles de rue, les concerts de musique électronique et tant d’autres.

Depuis le 20e siècle, les pratiques se sont également massifiées, avec historiquement une démocratisation via la scolarité et l’accès à des études supérieures. Grâce à l’allongement de la durée de la jeunesse, on voit apparaître un phénomène de génération culturelle. « La génération des  »boomers » est la première à avoir gardé ses goûts de jeunesse tout au long de sa vie », ajoute Camille Jutant. La féminisation des usages est également importante. « Le fait qu’elles soient aujourd’hui plus diplômées que leurs homologues masculins dans les jeunes générations, mais aussi plus nombreuses à avoir suivi une formation littéraire ou artistique, constituent deux atouts essentiels qui expliquent en partie leur engagement supérieur dans l’art et la culture », précise la chercheuse qui rappelle l’analyse d’Olivier Donnat, sociologue au ministère de la Culture et de la Communication, en 2005 sur la féminisation des pratiques culturelles[2].

Et enfin, l’augmentation globale du temps libre, ainsi que celle des mobilités impacte énormément les pratiques culturelles. Les départs en vacances sont synonymes de visites de monuments, de musées, d’expositions…

« Entre 1986 et 2010, le temps hebdomadaire consacré au temps libre et aux activités de loisirs a ainsi progressé de 18 % pour les populations rurales et de 14 % pour les populations urbaines », rapporte Camille Jutant. Les publics ruraux ne sont donc pas en reste en termes de pratiques et d’engagement dans les divers domaines de la culture.

 

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Notes

[1] Les pratiques culturelles des Français, étude Ifop Opinion menée en juin 2025.

[2] Donnat, O., 49. La féminisation des pratiques culturelles (2005). Dans Maruani, M., Femmes, genre et sociétés : L’état des savoirs, La Découverte (2005).

 

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Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations

Territoires : la culture scientifique comme trait d’union | #3 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations »

TTerritoires : la culture scientifique comme trait d’union | #3 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations »

« Un pays qui rêve est un pays qui vit » : cette devise du CCSTI de l’Ardèche est partagée aux acteurs présents au séminaire Pop’Sciences du 28 avril 2026 « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations«  qui mettent en œuvre des actions diversifiées pour lutter contre l’éloignement des publics vis-à-vis de l’offre culturelle. Résultat : un foisonnement de coopérations animant les territoires hors des grandes agglomérations, pour faire partout société grâce à la culture scientifique.

Même si le terme « éloignement » peut interroger, un diagnostic s’impose : l’offre culturelle, sur les territoires, est loin d’être homogène et accessible. De surcroît, l’existence d’équipements et d’animations n’empêche pas que de larges pans de la population se trouvent empêchés de les investir pleinement. Que faire, face à cette mise à distance multiforme ?

Aller vers et faire venir : l’itinérance

© Pop’Sciences

« Du vent, de la science et des étoiles… Et si la culture scientifique nous unissait ? » : c’est le pari raconté par Mathilde Cognet, Directrice du Pôle Culture à la Communauté de communes Val’Eyrieux et Séverine Morin, Responsable du CCSTI de l’Ardèche.  Tout part d’un héritage commun. Trois équipements, non reliés, se trouvant dans des zones « dites » éloignées en Ardèche : l’Arche des Métiers, au Cheylard, l’École du Vent à Saint-Clément et l’observatoire Planète Mars, dans la commune du même nom.  Comment mieux faire vivre ces lieux qui ont 20 ans d’existence et permettre la rencontre des publics ? Il est décidé que le dénominateur commun sera la culture scientifique. Avec l’objectif d’une part de faire venir les habitants « du coin » et « ceux de plus loin » (de la Région Auvergne Rhône-Alpes) dans les sites, et d’autre part, d’aller au-devant des publics grâce à une offre et une flotte dédiée. Une équipe mutualisée de 12 employés va ainsi « faire d’une contrainte, l’itinérance, une marque de fabrique », précise Mathilde Cognet. Les médiateurs se déplacent partout dans le département, 7 jours sur 7 : 447 demi-journées ont ainsi été effectuées hors les murs en 2025. En Ardèche, La Fête de la Science dure un mois (au lieu de 10 jours à l’échelle nationale) et le Village des Sciences change de lieu chaque année. En 2025, il s’est déroulé à Mirabel et a accueilli 3000 visiteurs : « On arrive à faire venir un public et un « non public[1] » transporté en bus » précise Mathilde Cognet. Dans cette aventure, la transversalité et l’expérimentation permettent aussi la collaboration avec d’autres secteurs (recherche, enseignement, culture, acteurs économiques, tissu social, enfance) afin de diversifier la programmation (par exemple pour l’évènement Printemps de l’esprit critique).

 

Tous chercheurs, où que l’on soit

© EbulliScience

Face à l’inégalité territoriale de l’offre culturelle et aux difficultés de déplacement, l’association EbulliScience, implantée à Vaulx-en-Velin dans le Rhône, a décidé de faire également de l’itinérance un crédo pour aller vers les publics, en créant le concept des LabomobilsMorgane Gil, Directrice de l’association et Anaïs Debourg, référente du dispositif l’affirment : « On veut être les plus accessibles vers celles et ceux qui sont éloignés ». Labomobils est un dispositif itinérant de médiateurs et médiatrices qui se déplacent avec du matériel pédagogique pour « être là où l’on nous le demande » : école, médiathèque, cinéma, centre pénitencier, lycée, classe verte… Ils interviennent dans un rayon maximum de 2h30 autour de Vaulx-en-Velin. Par exemple, à l’école du Biot, en Haute-Savoie, 4 ateliers sciences, pour chacune des 3 classes du village, ont été créés. La pédagogie active, véritable ADN de l’association qui met le public dans la posture d’un chercheur, est au cœur de l’action. Bilan : cet outil est précieux, nécessaire, car il crée une vraie relation de proximité nouvelle, mais il comporte des contraintes : une logistique exigeante, une mobilisation gourmande en temps pour les médiateurs et une certaine fragilité du modèle économique.

 

Faire corps avec le territoire

© Pop’Sciences

L’itinérance, l’équipe Pop’Sciences connaît bien : « En 2017, nous avons créé un festival ayant pour objectif de rendre les sciences attractives et d’aller à la rencontre de publics éloignés dans la Métropole de Lyon et en territoire hors des grandes agglomérations » rappelle Cécile Rondeau, responsable communication et partenariats. La 5ème édition s’est déroulée à Belleville-en-Beaujolais. Bilan : 3 jours festifs au cœur de la ville avec 70 animations, 190 intervenants (issus des établissements de la ComUE Université de Lyon) qui ont accueilli 5000 visiteurs, dont 1000 scolaires. 75 % de ces publics, heureux de découvrir la culture scientifique, étaient des habitants du territoire de la Communauté de communes Saône-Beaujolais (CCSB).

Quelle est la clé d’une telle réussite ? « On travaille en amont, pas à pas, avec le territoire : 2 ans avant l’événement, on va voir ses acteurs pour identifier ses spécificités, volontés, besoins. On réalise une véritable co-construction du festival » raconte Cécile Rondeau. Autre atout de l’édition 2025 : un territoire très engagé, doté d’une volonté politique forte de développer la culture scientifique, en lien avec un axe majeur, la transition écologique. Ce qui a permis un travail avec tous les acteurs locaux (collectivités, écoles, médiathèques) et de proposer des animations en amont du festival. « On a parlé du festival Pop’Sciences toute l’année dans le territoire » évoque Charline Maurice, Directrice culture et patrimoine de la CCSB.

La pensée, un sport de combat

Remédier à l’éloignement peut également conduire à repenser le service en adéquation avec les besoins de son époque. C’est ce que relève Rémi Vassieux, chargé de l’élaboration d’un Contrat territoire-lecture pour la CCSB. Relier 20 bibliothèques présentes dans 35 communes et rendre plus visibles leurs services est un premier défi. Mais il y a aussi l’adaptation du service, la nécessité de « faire rentrer la bibliothèque dans la vie des gens ». L’avis de la population est ainsi sollicité dans la réflexion menée sur le futur des bibliothèques du territoire. Par ailleurs, la médiathèque doit faire face aux pratiques numériques du jeune public : la tranche d’âge des 7-19 ans consacre, en moyenne, 18 minutes par jour à la lecture d’un ouvrage et 3 heures devant un écran. Cet usage, amplifié par l’IA, a des effets alarmants : baisse de la pensée critique et des facultés de mémoire, fatigue cognitive. Comment les médiathèques peuvent-elles innover sans perdre le sens de leur mission ? La culture scientifique est un levier possible : faire découvrir comment les sciences éclairent les grands enjeux de notre temps (environnement, santé, numérique, alimentation) ; développer une pratique de la pensée, du débat (EMI, philosophie, conférences, rhétorique) : comme l’évoque Rémi Vassieux, « faire de la bibliothèque une salle de sport de l’esprit, un lieu d’entraînement aux capacités mentales à la créativité et au jugement ».

Créer l’attractivité scientifique

© Pop’Sciences

« Donner envie » peut découler enfin d’une révélation de richesses scientifiques du territoire : c’est cette démarche qui est à l’origine du Musée géologique de Fossilea situé à Saint-Jean-des-Vignes. « Dans le beaujolais, les choses sont venues de la base, des passionnés de culture scientifique » raconte Bruno Rousselle, conservateur de Fossilea. À l’origine, une reconversion d’une zone périphérique de la carrière Lafarge Ciments en 1987, a permis la mise au jour de fossiles à l’intérêt scientifique avéré. Un tissu d’associations, dont l’Espace Pierres Folles (regroupant universitaires, enseignants, amateurs éclairés, élus), a accompagné le développement du site. Les extensions successives de ce qui avait débuté comme sentier géologique et jardin botanique ont abouti à un musée ambitieux. Soutenu par les collectivités et ministères, il est aujourd’hui l’un des géosites pilotes du pays Beaujolais, labellisé Géoparc par l’UNESCO en 2018. « Le beaujolais est maintenant reconnu au niveau mondial pour sa diversité géologique : on a quasiment toutes les catégories de roches de la planète. Les applications humaines sont multiples : habitat, patrimoine, histoire et économie » conclut Bruno Rousselle. Un gain d’attractivité acquis grâce à la volonté de partager la science qui se cache sous nos pieds…

 

Un article rédigé par Anne Guinot-Delemarle

Co-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag – Juin 2026

 

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Note :

[1] C’est en 1968 avec le manifeste de Villeurbanne, rédigé par Francis Jeanson, qu’apparaît pour la première fois de manière formalisée la notion de « non-public ». « Il y a d’un côté le public, notre public et peu importe qu’il soit selon les cas actuel ou potentiel (c’est-à-dire susceptible d’être actualisé au prix de quelques efforts supplémentaires sur le prix des places ou sur le volume du budget publicitaire) ; et il y a de l’autre un non-public : une immensité humaine composée de tous ceux qui n’ont aucun accès ni aucune chance d’accéder prochainement au phénomène culturel. »

Francis Jeanson, L’action culturelle dans la cité, Seuil, 1973.

Source : Les non-publics : les arts en réceptions : 6es Rencontres internationales de sociologie de l’art de Grenoble, Bulletin des bibliothèques de France (BBF), 2005.

 

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Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations

 

Alimentation : un enjeu de société | Pop’Sciences Mag#17

AAlimentation : un enjeu de société | Pop’Sciences Mag#17

Le Pop’Sciences Mag #17 propose d’explorer une pratique quotidienne, condition de notre survie, mais aussi source de plaisirs et qui se retrouve au cœur de défis cruciaux pour la société : l’alimentation ! Des enquêtes, reportages-photos, interviews donnent la parole à des praticiens et chercheurs pour mieux décrypter le contenu et l’avenir de nos assiettes. 

© Visée.A

Édito

Occupant de tout temps une place centrale dans la survie et le développement des sociétés, l’alimentation est au cœur de nos existences. Pratique quotidienne, qui concerne tout le monde et touche de très nombreux domaines (économie, environnement, santé, éducation, solidarités, plaisirs, identités), elle est un véritable objet (géo)politique.

Quelles mutations fondamentales l’acte de manger connaît-il aujourd’hui ? Quels enjeux de qualité et d’accessibilité doit-il relever ? Et bien plus que répondre à des besoins physiologiques, que révèle-t-il sur nos envies, nos manières de penser la société et notre relation au monde ?

Pour explorer ces sujets, nous revenons d’abord sur la place du repas dans la vie sociale et sur ses évolutions. Puis, interrogeant les questions de santé, nous proposons d’examiner les effets des aliments ultra-transformés, omniprésents dans nos assiettes, et à l’inverse les bienfaits de la végétalisation de notre cuisine. Des défis sanitaires à haute portée politique qui invitent à questionner les enjeux démocratiques de l’alimentation : quel chemin vers une égalité d’accès au « bien manger » ? Comment se font les choix, collectifs tout autant qu’individuels ? Plutôt bœuf ou tofu ? Vous découvrirez quels mécanismes, conscients et inconscients, se cachent derrière ces décisions. Sociologie, nutrition, sciences cognitives, géographie, marketing, épidémiologie… grâce au croisement de l’expertise des scientifiques de ces disciplines, notamment issus du site universitaire Lyon Saint-Étienne, nous vous proposons un éclairage sur cet acte qui peut paraître évident, presque banal, mais qui est à la fois un miroir et un condensé de défis pour la société.

Je vous souhaite une délicieuse lecture de ce Pop’Sciences Mag !
Nathalie Dompnier
Présidente de la ComUE Université de Lyon

 

Ce numéro a été :

  • Réalisé grâce à la contribution de scientifiques issus des établissements et instituts suivants : Lyon 1 Université, Université Lumière Lyon 2, Université Jean Moulin Lyon 3, Université Jean Monnet Saint-Étienne, Université Grenoble Alpes, Université Clermont Auvergne, Université Côte d’Azur, Université Paris Nanterre, Université Paris 8, Université Paris-Est Créteil, CY Cergy Paris Université, Université de Lorraine, Université de Tours, École normale supérieure de Lyon (ENS de Lyon), Centrale Lyon, École pratique des hautes études de l’Université Paris sciences et lettres, AGRIVIA, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), Institut de recherche pour le développement (IRD), Institut Lyfe, Hospices civils de Lyon, Centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne, Centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes, Centre hospitalier régional universitaire de Nancy, Muséum national d’histoire naturelle.
  • Développé avec le soutien de la Métropole de Lyon et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

 

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Pop’Sciences Mag#17

 

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La recherche en sciences humaines et sociales | Le magazine RchRch

LLa recherche en sciences humaines et sociales | Le magazine RchRch

Le magazine de la recherche en sciences humaines et sociales de l’Université Lumière Lyon 2

RchRch a pour ambition de partager les savoirs et les connaissances en train de s’élaborer dans les 32 laboratoires de recherche de l’Université Lumière Lyon 2, de décrypter le monde qui nous entoure et de rendre la recherche et ses résultats accessibles à toutes et tous. Il rappelle ainsi, au fil des pages, à quel point les sciences humaines et sociales, dans leur très grande diversité, sont indispensables à la pensée humaine et à l’intelligence des sociétés.

Au sommaire de chaque numéro : un dossier thématique, des regards croisés de chercheuses et chercheurs sur un thème d’actualité, des explorations de projets et partenariats de recherche, un grand entretien avec un chercheur, un tête-à-tête avec un doctorant, un focus sur une structure de recherche, et pleins d’autres choses encore… !

Chaque numéro sera également l’occasion d’une collaboration avec des illustrateurs différents.

> RchRch n°6 : Le travail face aux dilemmes moraux

Avec ce sixième numéro, RchRch explore les enjeux moraux des pratiques de travail. Au-delà de ce dossier, il sera question de la crise du logement, de nos relations à la nature, de démocratie, mais aussi d’archéologie, d’histoire du cinéma ou d’auto-traduction en poésie et bien d’autres sujets pour découvrir les recherches de l’université.

Par ailleurs, cette nouvelle édition vous invite à explorer d’autres enjeux contemporains de la recherche. Que recouvre l’expression « crise du logement » en France et en Espagne ? Comment les innovations participatives contribuent-elles à façonner les villes plus justes de demain ? Quels défis soulève l’introduction de la nature en ville pour les acteurs et actrices des politiques publiques ? La question environnementale y est aussi abordée à travers une réflexion croisée entre littérature et géographie, présentant la structuration d’un champ de recherche : l’écocritique. Vous découvrirez enfin de passionnants terrains d’étude en arts et en histoire : simulation de l’éclairage des académies d’art au XVIIIe siècle, fouilles archéologiques en Arménie, ou encore auto-traduction en poésie.

Rchrch n°6

> Consulter les précédents numéros de RchRch :

RchRch N°5 – Automne 2025

RchRch n°4 – été 2022

RCHRCH n°3 – Février 2022

RCHRCH n°2 – été 2021

RchRch n°1 – Janvier 2021

Sciences, un métier de femmes | BD

SSciences, un métier de femmes | BD

Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de la journée Sciences, un métier de femmes organisée par Isabelle Vauglin et Audrey Mazur, qui, chaque année depuis 2017, rassemble près de 500 lycéennes de l’Académie de Lyon pour les convaincre d’avoir confiance en leurs capacités de réussir.

La désaffection des jeunes filles pour les filières scientifiques est préoccupante. Les jeunes filles ont du mal à se projeter dans les métiers techniques et scientifiques et à envisager de faire les études pour y parvenir parce qu’elles manquent de figures féminines de référence et parce que les idées reçues ont la vie dure. Cette journée de mars a pour vocation de faire tomber ces préjugés…

Lors de ces journées, spécifiquement destinées aux lycéennes de l’académie et leurs enseignant(e)s, celles-ci ont pu rencontrer des jeunes femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, et discuter librement avec elles. Afin de mieux comprendre les enjeux de la place des femmes dans les sciences et de mieux décrypter les stéréotypes de genre, les lycéennes ont également pu assister aux interventions des organisatrices et de la sociologue Clémence Perronnet.

Depuis plusieurs années, les organisatrices proposent également, pour compléter la matinée, des visites de laboratoire ou du musée des Confluences, l’après-midi.

Depuis 2017 ans, à l’occasion de ces rencontres, une bande dessinée a été réalisée : en 2017 par Ben Lebègue, puis en 2018 par Leah Touitou, illustratrice et scénariste jeunesse, accompagnée par Anjale, auteure, illustratrice et dessinatrice de  BD, en 2025.

Journées organisées par l’association Femmes & Sciences, le LabEx ASLAN, le laboratoire ICAR, le CRAL.

> Cliquez sur l’image pour la découvrir la BD 2026 :

VVoir les BD des années précédentes :

BD 2017

BD 2018

BD 2019

 BD 2020

BD 2021

BD 2022

BD 2023

BD 2024

BD 2025

 

 

 

 

 

 

[LONGUE VUE #1] Nucléaire, l’heure des choix stratégiques

[[LONGUE VUE #1] Nucléaire, l’heure des choix stratégiques

Il structure l’indépendance énergétique française depuis cinquante ans. Il concentre les tensions du débat climatique. Il cristallise les enjeux de souveraineté industrielle européenne.

Le nucléaire n’est plus seulement une question technique. C’est une question stratégique.

Avec LONGUE VUE, l’INSA Lyon propose un format d’analyse qui prend du recul : un même sujet, exploré à travers plusieurs focales : industrie, recherche, innovation, pédagogie, trajectoires humaines…

Un même enjeu : plusieurs angles.

Comprendre le nucléaire aujourd’hui, c’est comprendre comment se construit la transition énergétique de demain.

[…]

Ce dossier inaugure LONGUE VUE, la nouvelle newsletter-dossier de l’INSA Lyon.

Lire la suite du dossier

Le rendez-vous bien-être animal | Interview – L’élevage herbassier, avec Claire Guyat

LLe rendez-vous bien-être animal | Interview – L’élevage herbassier, avec Claire Guyat

Chaque semaine, la Chaire bien-être animal vous propose sur son site internet une nouvelle ressource en lien avec le bien-être animal ! Ce rendez-vous est relayé tous les mardis sur Facebook, Linkedin et Instagram avec le hashtag #LeRdvBEA. Suivez-nous !

>> Le « Rendez-vous bien être animal » de la semaine

L’élevage ovin recouvre aujourd’hui des réalités très diverses selon les territoires et les modes de conduite. Parmi elles, l’élevage herbassier repose sur un système nomade en plein air, qui s’adapte aux ressources disponibles au fil des saisons. S’il favorise l’autonomie du troupeau et demande moins d’investissements financiers qu’un élevage conventionnel, il implique aussi des contraintes importantes pour l’éleveur, notamment liées au foncier, au climat et à la prédation.

Pour cet article, nous avons interviewé Claire Guyat, éleveuse ovine dans le Var et secrétaire de l’association Herbe, afin de mieux comprendre le fonctionnement de l’élevage herbassier, ses impacts sur le bien-être des animaux et les réalités quotidiennes de ce mode d’élevage.

Pour accéder à l’article, cliquez sur l’image :

>> Les précédents « Rendez-vous bien être animal »

Pour retrouver tous les « Rendez-vous bien être animal », allez sur le site de :

 CHAIRE Bien-être animal